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Monday, 22 March 2010

Alias Nick Beal, John Farrow, USA, 1949.



On parlait ici il n'y a pas si longtemps de la difficulte d'etre surpris, du plaisir trop rare de ce film venu de nulle part, ou, si ce n'est de nulle part, d'ou on ne l'attendait pas. Prenons Alias Nick Beal (aka The Contract Man) par exemple... Tout d'abord, je suis tombe dessus en feuilletant le Time Out Cinema Guide et ses 17500 vignettes, en cherchant autre chose surement: inconnu au bataillon mais un " undeservedly neglected film noir" ne se rate pas. Bon, meme si on a vu pas mal de ces films noirs, on en a toujours rate quelques uns, ca ne manque pas ces films de genre, plaisir du format, confortablemement sans surprise.
Mais le cas present est un petit peu autre. Serie B noire certes mais "a cote",
on the edge comme en en croise finalement rarement. Films qui, pour les meilleurs, constituent un pantheon alternatif a celui des classiques legitimes du genre : on pensera bien sur a Force of Evil et Detour, a l'incroyable Nightmare Alley, ces grands "petits" films qui tordent un peu les regles et repoussent les limites. Bon, Alias Nick Beal n'est peut-etre pas a mettre au meme rang , il n'a pas la feroce originalite cinematographique des films sus-cites. Mais quand meme, suffisament branque tout en restant elegamment efficace, il merite vraiment l' attention qu'il n'a pas eue. On ne s'en cache pas, la decouverte de l' underdog rajoute au plaisir de la vision.

Alors, quel est son twist to the rules a celui la ? et bien il sort le film noir de sa boite pour lui faire faire un petit tour du cote du fantastique. Chose commune aujourd'hui (le De Niro de Angel Heart aurait bien fait de voir le film) mais a l'epoque ? On n'en devoilera pas plus mais John Farrow met la mecanique bien huilee (le scenario est quand meme de John Latimer) du political thriller dans lequel on croit mettre les pieds, au service d'une eccentricite tres chic et surtout bien trop rare dans le genre.
Ray Milland en fait beaucoup et tant mieux (belle idee de mise en scene que de ne jamais le montrer entrer dans une piece: il est la mais, comme cette perle, il sort de nulle part), on adore toujours Thomas Mitchell, Audrey Totter fait une belle petite pute a la Gloria Grahame et on reconnait la cicatrice de Georges Mc Cready meme sous son deguisement de reverend. Le film reste un peu bien pensant (politique a la Capra et final cul beni) mais avec son oubli injuste, a parfaitement sa place ici.

1 comment:

  1. je suis prêt à payer très cher pour lire un post d'el gatito sur nightmare alley.

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